Foire Aux Questions

Vous n’êtes plus certifié bio ?

Nous l’étions, avions passé à travers toutes les étapes, pour au final nous rendre compte que le temps nous manquait pour pouvoir arriver à remplir et envoyer au certificateur toute la paperasse de la ferme en plein milieu d’été (au moment le plus fort de notre implication sur la ferme de semences: les travaux de sélection, de vérification, de transplantation, etc) alors nous avons pris la (triste) décision d’abandonner (temporairement on espère!) la certification au lieu de diminuer la diversité de nos cultures et nos projets de développement de variétés. Nous avions commencé à nous demander comment, sérieusement, nous aurions pu réussir à joindre tout cela tout en gardant la certification. (Si vous êtes à l’emploi d’un organisme certificateur et que vous pensez connaître la solution, contactez-nous!) Notre priorité reste de produire nos cultures dans l’environnement le plus proche possible d'un état naturel, sans faire usage de quoi que ce soit de synthétique, de pesticide ou d’OGM. Nous croyons que notre vision est près des principes et concepts reliés à l’agriculture bio- mais pas dans sa forme actuelle de paperasserie (et de coûts!) qui nous semble plus adaptée à une agriculture peu diversifiée ou à grande échelle ou encore à une entreprise déjà bien établie avec des moyens plus substantiels et/ou un grosse équipe. On y reviendra avec joie lorsque ce sera possible.

Vous vendez en ligne et n'avez pas de catalogue papier... Mais pourquoi ?

Nous avons reçu plusieurs demandes de catalogue papier. Nous aimerions beaucoup pouvoir vous offrir cette option, mais ce n'est simplement pas possible pour le moment. L'inventaire précis en ligne nous permet justement de pouvoir vendre nos semences même si certaines variétés sont plus rares ou si nos quantités sont limitées (30-50 sachets pour certaines). Si nous envoyions un catalogue papier, nous aurions sans cesse à vous envoyer des substitutions pour ces variétés, en tant que client, ça peut être décevant de ne pas recevoir ce qu'on souhaite. L'autre raison, bien sûr, c'est le prix. Déjà que nos prix d'envoi par la poste sont élevés car nous avons un petit volume de ventes, je ne voudrais pas vous passer la facture pour l'impression et l'envoi d'un catalogue - et nous ne sommes pas en mesure de supporter ces coûts (à moins de devenir bénévoles ou à but non lucratif ...ou de ne pas faire nos calculs). De plus, nous ne pouvons pas non plus imiter les grandes entreprises qui baissent leurs prix (quitte à ne pas faire d'argent un certain temps) pour évincer la compétition. Notre seule option restante: le travail de précision. Tout comme les maraîchers biointensifs! Nous sommes locaux, notre travail est lié aux saisons ...et précis! Nous n'achetons pas ni ne revendons, et pas de vente en gros non plus. (Notre plus gros sachet est 1/4 once). C'est notre choix, c'est tout, il n'y a pas de bon ni de mauvais semencier: c'est simplement notre façon de faire!

 

Comment peut-on visiter la ferme ?


J’aimerais pouvoir vous y accueillir, mais comme vous l’avez peut-être lu plus haut, nous sommes à court de temps en ce moment. J’aime bien partager les photos et parler de la ferme et donner divers trucs et idées, mais le meilleur temps pour ce faire n’est généralement ni le printemps, ni l’été, ni l’automne… Nous ne sommes que deux à y travailler, c’est notre équipe pour le moment. L’autre raison pour laquelle nous sommes en privé, c’est ce qu’on appelle la biosécurité. Comme pour les fermes d’élevage! Pour la qualité des semences que nous produisons. Il y un nombre très grand d’insectes, de virus, de nématodes etc, qui peuvent affecter les végétaux et malgré le fait que la biodiversité les rend moins présents dans notre cas, nous préférons leur restreindre l’accès le plus possible en diminuant le nombre de visiteurs. Quelques propriétaires de sites de production de semences posent même des affiches du type ‘Site de production-Défense de passer-Biosécurité’ pour notre part nous faisons plutôt appel au sens du respect et au civisme des gens qui ne se présentent pas seuls sur la ferme sans avoir préalablement reçu notre accord. Aussi, nous pensons que notre section Photos renferme bien plus de détails que ce qu'une simple visite en solo peut offrir.

 

Que voulez-vous dire, vos semences viennent à l’origine de l’Italie, du Royaume-Uni, de la Chine, etc? Vous ne les récoltez pas ici?


Même si certaines de nos variétés viennent à l’origine d’un autre coin du monde, celles-ci se sont bien adaptées ici et ont conservé la plupart de leurs caractéristiques initiales.
Toutes les semences que nous vendons ont été cultivées et récoltées ici pour quelques saisons afin de nous assurer qu’elles sont adaptées à notre climat.
Nous aimons introduire plus de diversité dans nos jardins! Parce que nous pensons que la résilience émane de la diversité - diversité génétique, diversité entomologique, diversité culinaire, etc.!

 


Avez-vous d'autres conseils de jardinage ?


Bien que je donne quelques trucs d’ordre général ou spécifique à une plante en particulier, je ne crois pas que l’apprentissage du jardinage puisse se faire uniquement en se fiant à un site web de semences, même s'il était rempli d’informations. Pourquoi? Tout dépend de votre sol, de votre climat, de la manière dont vos transplants sont démarrés et je pense qu’une personne ne peut tout dire des subtilités du jardinage sur une page web. Mais il est possible de s'outiller!

Pour moi, le jardinage s’apprend doucement, c’est une discipline libre qui entremêle le travail physique à de la théorie. Par exemple: le nombre de jours à maturité (DTM en anglais), même si ça peut donner une idée sur le caractère hâtif ou tardif, c’est parfois trompeur car d’autres aspects entrent en jeu, c’est le cas de la photopériode (durée du jour) et de ce qu'on appelle les degrés-jours, un calcul comprenant le temps et la température favorable à la croissance des plantes. Un exemple parmi d'autres! Ceci dit, il y a d’excellents cours et livres sur le sujet!
Parmi les livres sur le jardin potager, un de mes favoris reste l’incontournable La culture écologique des plantes légumières de Yves Gagnon.

J’ai bien apprécié aussi, par sa vision et son approche particulière qui considère le jardin comme indissociable de son environnement, (en anglais) Will Bonsall’s Essential Guide to Radical, Self-Reliant Gardening.

Pour terminer, une oeuvre de taille (dans tous les sens!) au sujet du maraîchage empreint de permaculture: Vivre avec la terre, de Perrine et Charles Hervé-Gruyer, qui ont bâti contre toute attente leur micro-ferme extrêmement productive sur un sol qui était auparavant pauvre et mince. À la fois inspirant et détaillé, ne se limitant pas qu’aux légumes. La preuve qu'avec des connaissances, on peut réussir à jardiner presque partout, tant qu'on sait s'adapter!

Bonne lecture!
Je pourrai peut-être ajouter quelques autres titres au moment où je reprendrai place à mon clavier.
Et ensuite: Passez à l’action, expérimentez! Bon jardinage!



 


 

 
travaux automne au jardin